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|  La réserve naturelle Pacha Mama Sierra Nevada de Santa Marta, Colombie
La
réserve Pacha Mama est une petite réserve de 6,5 hectares, située
à 1100m d'altitude dans la Sierra Navada de Santa Marta, une chaîne
de montagne bordant la côte Caraïbe colombienne.
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Située
en pleine forêt tropicale humide et très bien préservée, la
réserve est situé sur un terrain fortement pentu, sillonné de
cours d'eau et jalonné de petites cascades.
La forêt
est très dense et particulièrement bien conservée, ce qui permet à de nombreuses espèces végétales
et animales de s'épanouir. On répertorie notamment à un très grand nombre
d'oiseaux.
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Gérée
par la Corporacion Encuentro, la réserve est le fruit d'un long travail (le
projet a débuté il y a 13 ans, et la réserve n'existe concrètement
que depuis 4 ans).
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| Dans la forêt
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Vue sur la forêt depuis la réserve
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C'est une toute jeune structure donc, dont la
création s'inscrit dans le projet “Gestion environnementale
participative pour la paix et le développement durable en Colombie”.
Son objectif est de diminuer les effets néfastes, tant sur la nature
que sur les êtres humains, que produisent les cultures illégales
dans la Sierra Nevada de Santa Marta.
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Il s'agit en l'occurrence de la
culture de la coca, dont le fort besoin en engrais et pesticides
dégrade les sols, et qui met les paysans dans une situation précaire
face aux forces de l'ordre et aux paramilitaires.
Comme
le dit Miliky Alvarez Cano, la coordinatrice générale du projet, il
en s'agit pas de faire de la conservation “pour la conservation”,
mais de proposer aux paysans des alentours une alternative à la
culture de la coca qui améliore leurs conditions sociales tout en
contribuant à la conservation de leur écosystème.
L'idée
maîtresse de la réserve est la culture de plantes aromatiques et
médicinales; à laquelle vient s'ajouter quelques ruches, et bientôt
la mise en place d'éducation à l'environnement à destination des
paysans, et d'écotourisme.La
réserve se dote donc, petit à petit, de structures permettant aux
paysans de développer ce compromis environnemental et humain.
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Ana Silvia Maria et le dessicateur
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| Un
petit bâtiment, construit il y a 3 ans avec des matériaux
écologiques, abrite le matériel nécessaire pour déshydrater et
conditionner les plantes aromatiques et médicinales, qui seront
ensuite vendues à Santa Marta, la ville la plus proche. Les paysans apportent les récoltes
qu'ils ont obtenues sur leurs parcelles à la réserve, où elles
sont conditionnées. |
Des
bacs en bambou entourent ce bâriment et descendent vers un second (inauguré mi-novembre), situé un peu plus bas dans la
pente. Ces bacs ont deux fonctions: en plus de permettre de cultiver
certaines espèces sur le site même de la réserve, ils évitent au
sol le risque d'érosion, particulièrement fort dans cette région
très pentue et fortement pluvieuse.
Le
second bâtiment permettra d'ici peu d'accueillir des touristes (des
écotouristes!) et de dispenser des cours d'éducation à
l'environnement.
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Les bâtiments de la réserve
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Si
un important travail a déjà été accompli, il reste pourtant
beaucoup à faire pour cette réserve: tracer des sentiers dans la
forêt qui est pour le moment difficilement praticable; améliorer
les structures existantes, planter des arbres fruitiers, inventorier
la faune et la flore de ce “point chaud” de biodiversité; et
surtout étendre l'usage de la culture des plantes médicinales aux
paysans des alentours, qui subissent de graves difficultés à cause
des paramilitaires, nombreux dans cette région.
Plus de photos de la Réserve Naturelle Pacha Mama
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